Coalition canadienne de la santé
2 novembre 2009
Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
Les vaccins contre la grippe sont d’abord pour les patients à risque élevé et non pour les patients à revenu élevé; le gouvernement doit agir maintenant par rapport aux cliniques privées
OTTAWA — Selon Michael McBane, coordonnateur national de la Coalition canadienne de la santé, les vaccins contre la grippe administrés aux patients de cliniques privées haut de gamme nous indiquent pourquoi la ministre de la Santé doit agir maintenant pour stopper l’accroissement du nombre de cliniques privées.
« Les vaccins contre la grippe doivent être administrés prioritairement aux personnes présentant un risque élevé et non pas à celles qui ont un revenu élevé », souligne McBane. « Il s’agit tout simplement de resquillage : passer avant son tour. Les patients à risque élevé font la queue pour un nombre limité de vaccins alors que des vaccins sont administrés aux patients de cliniques privés qui ont les moyens de payer 3 900 $ pour être membres ou 2 000 $ pour un examen médical. »
« Il est inadmissible que les autorités de la santé publique fournissent le vaccin aux patients de cliniques privées alors que des familles se font refuser l’accès aux cliniques publiques en raison du manque de vaccins. Voilà des soins de santé à l’américaine et à deux vitesses », précise McBane.
M. McBane souligne le fait que des cliniques privées, qui facturent des services médicalement nécessaires, ont ouvert leurs portes dans plusieurs provinces. « Le gouvernement actuel n’a rien fait pour mettre un frein à ces cliniques, même si ces dernières surfacturent ou imputent des frais d’établissement pour leurs services haut de gamme ». mentionne McBane. En fait, le gouvernement Harper encourage activement les provinces à « faire l’essai » de cliniques privées à but lucratif.
Selon les médias, deux cliniques privées – Medcan à Toronto et Copeman Healthcare à Vancouver – ont reçu un approvisionnement de vaccins pour leurs patients. « Ces cliniques exigent que les patients payent des frais annuels faramineux pour avoir accès à des services médicalement nécessaires. Ils qualifient même leurs services de ‘classe supérieure’ ou ‘élites’ », souligne McBane.
« C’est une violation flagrante à la Loi canadienne sur la santé qui interdit le resquillage et tout obstacle financier aux services médicalement nécessaires. La ministre de la Santé doit cesser de se laver les mains de sa responsabilité et commencer à remplir son obligation statutaire de mettre cette loi en pratique », ajoute McBane.
Pour en savoir davantage :
Michael McBane, coordonnateur national de la Coalition canadienne de la santé
613-277-6295, mike@medicare.ca

